
Le polissage
La dernière étape — celle qui donne au bijou son éclat de miroir.
Un bijou peut être parfaitement fabriqué et serti : tant qu’il n’est pas poli, il reste mat, gris, inachevé. Le polissage est l’étape qui révèle le métal — et la moins pardonnante, car elle met en lumière le moindre défaut.
Le polissage se fait par étapes de plus en plus fines : on efface d’abord les traces d’outil à la lime et au papier abrasif (émerisage), puis on lustre au touret garni de brosses et de feutres, avec des pâtes de plus en plus douces, jusqu’au brillant miroir (avivage).
Du mat au miroir
Tout commence par l’émerisage : on supprime les traces de lime et de soudure avec des abrasifs de grain décroissant. Vient ensuite le polissage proprement dit, au touret : des brosses puis des disques de feutre ou de coton, chargés de pâtes abrasives (tripoli, puis rouge à polir), affinent la surface. La dernière passe, l’avivage, donne le brillant profond. Entre deux pâtes, on lave soigneusement la pièce — un résidu de pâte grossière ruinerait la passe suivante.
Avant ou après le sertissage ?
On pré-polit la monture avant de sertir (les recoins deviennent inaccessibles une fois les pierres posées), puis on fait une reprise légère après le sertissage, en protégeant les gemmes. Certaines pierres fragiles (perles, opales) interdisent le passage au touret : on les avive alors à la main, au chiffon.
Le polissage ne cache pas les défauts : il les expose. D’où son exigence.
Foire aux questions
Comment polit-on un bijou ?
Polit-on avant ou après le sertissage ?
Peut-on re-polir un vieux bijou ?
Des finitions soignées
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